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Dessiné en 1896 par Bertram G. Goodhue, son premier créateur, pour Mergenthaler Linotype et American Typefounders, ce caractère a été introduit en Angleterre par la fonderie Caslon en 1904. Le premier créateur du Cheltenham est Bertram
G. Goodhue, mais un caractère portant le même nom fut redessiné
par Morris Fuller Benton pour ATF.
Le Cheltenham fut décliné en différentes versions : condensé, large, gras, éclairé, etc. Il fut également copié par de nombreux fondeurs dont la fonderie Winchester (Stephenson Blake), Monotype Corporation ainsi qu'une version dénommée « Sorbonne », produite par Berthold en 1905. Ce caractère est peu délié et cela apparaît nettement dans les petits corps. Pour les titres, il s'approche par divers aspects d'un Bodoni à empattements épais et un peu courts.
Les garaldes tiennent leur nom de deux grands créateurs de caractères du XVIe siècle : le Français Garamont, et l'Italien Alde. Cette famille de caractères, typiques de la Renaissance, présente une meilleure définition que les caractères humanes. L'élégance des garaldes en précise les grandes lignes : si de plus grandes finesses constituent leur ossature, certaines caractéristiques des humanes disparaissent avec les garaldes. Ainsi, en bas - de - casse, la barre oblique du « e » s'horizontalise et s'élève, le « a » gagne une larme ou une goutte, le « z » récupère une traverse pleine. En capitale, le « M » et le « A » perdent leurs empattements supérieurs. La création des caractères garaldes,
comme le Garamont de 1510 à 1530 et plus précisément
leur production, furent motivées par la rénovation d'une
typographie rustique humane. Ces nouveaux caractères devaient servir
la volonté politique de transmission du savoir sous le règne
de François 1er. Ils sont l'adaptation graphique parfaite pour
la transcription de la langue française que les grammairiens, tel
Robert Estienne, commencaient alors de régir. Dans la famille des garaldes, on retrouve le Garamont
et le Galliard. |
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