Cheltenham


Retour à la page d'accueil d'Affaire Esperluette.
Polices de caractères
  En savoir plus sur la typographie

Consultez dès maintenant notre
bibliographie thématique.

Histoire de l'Ecriture, de la Lettre, du Livre, de la Gravure : ouvrages, colloques, workshop, revues... Des références pour explorer le monde de la Lettre.

Abonnez-vous à notre newsletter
pour constituer chaque mois votre glossaire personnel.

Le vocabulaire des arts graphiques n'aura bientôt
plus de secrets pour vous !


Cheltenham

Histoire : trois créateurs successifs
Utilisation : un caractère bodonien
Famille de caractères : les garaldes

Dessiné en 1896 par Bertram G. Goodhue, son premier créateur, pour Mergenthaler Linotype et American Typefounders, ce caractère a été introduit en Angleterre par la fonderie Caslon en 1904.

Histoire : trois créateurs successifs

Le premier créateur du Cheltenham est Bertram G. Goodhue, mais un caractère portant le même nom fut redessiné par Morris Fuller Benton pour ATF.
Benton, concepteur de polices né en 1872 aux États - Unis, entra à la American Type Founders Company (ATF) après une formation de mécanicien et d'ingénieur. Il s'y exerça très tôt comme concepteur de polices et designer et élabora plus de 200 alphabets, tous publiés chez ATF.
La dernière version du Cheltenham est celle de Tony Stan, dessinée en 1975 pour la fonderie H. Berthold AG, caractère qui est également disponible chez ITC (International Typeface Corporation).

 

Utilisation : un caractère bodonien

haut de la page

Le Cheltenham fut décliné en différentes versions : condensé, large, gras, éclairé, etc. Il fut également copié par de nombreux fondeurs dont la fonderie Winchester (Stephenson Blake), Monotype Corporation ainsi qu'une version dénommée « Sorbonne », produite par Berthold en 1905. Ce caractère est peu délié et cela apparaît nettement dans les petits corps. Pour les titres, il s'approche par divers aspects d'un Bodoni à empattements épais et un peu courts.

 

Famille de caractères : les garaldes

haut de la page

Les garaldes tiennent leur nom de deux grands créateurs de caractères du XVIe siècle : le Français Garamont, et l'Italien Alde. Cette famille de caractères, typiques de la Renaissance, présente une meilleure définition que les caractères humanes.

L'élégance des garaldes en précise les grandes lignes : si de plus grandes finesses constituent leur ossature, certaines caractéristiques des humanes disparaissent avec les garaldes. Ainsi, en bas - de - casse, la barre oblique du « e » s'horizontalise et s'élève, le « a » gagne une larme ou une goutte, le « z » récupère une traverse pleine. En capitale, le « M » et le « A » perdent leurs empattements supérieurs.

La création des caractères garaldes, comme le Garamont de 1510 à 1530 et plus précisément leur production, furent motivées par la rénovation d'une typographie rustique humane. Ces nouveaux caractères devaient servir la volonté politique de transmission du savoir sous le règne de François 1er. Ils sont l'adaptation graphique parfaite pour la transcription de la langue française que les grammairiens, tel Robert Estienne, commencaient alors de régir.
De même, le Caslon, qui répond aux nécessités de transcription de la langue anglaise, est créé en Angleterre à la même époque.

Dans la famille des garaldes, on retrouve le Garamont et le Galliard.

Haut de page

 

© AE, 2003