Cochin


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Cochin

Histoire : la respectable vie de Nicolas Cochin
Utilisation : de multiples visages
Famille de caractères : les garaldes

L'Histoire du Cochin est à l'image du personnage dont il porte le nom, graveur, dessinateur de nombreuses vignettes et ornements : un itinéraire tranquille.

Histoire : la respectable vie de Nicolas Cochin

Le Cochin tient son nom de Charles Nicolas Cochin qui sembla inspirer Georges Auriol, son dessinateur, en 1914. En effet, Nicolas Cochin fut l'un des principaux représentants de la gravure en hachures.
Né en 1715 à Paris, il apprit son métier de graveur et illustrateur sur cuivre aux côtés de son père. À partir de 1739, il occupa pendant une dizaine d'années une position privilégiée à la cour de Louis XV où il fut chargé de la formation du jeune frère de Madame de Pompadour, favorite dont le rayonnement sur la Culture de son temps est aujourd'hui bien connu. Cochin voyagea ensuite en Italie de 1749 à 1751 et mourut à Paris en 1790.

 

Utilisation : de multiples visages

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Le Cochin de Georges Auriol est à distinguer d'autres caractères portant le même nom. Par exemple, la fonderie Peignot commercialisa un caractère Cochin en 1912 et un Nicolas Cochin en 1913. Il semble également qu'un caractère nommé Gravure, agrémenté d'une version éclairée, ait été produit par la fonderie Amsterdam en 1912.

 

Famille de caractères : les garaldes

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Les garaldes tiennent leur nom de deux grands créateurs de caractères du XVIe siècle : le Français Garamont, et l'Italien Alde. Cette famille de caractères, typiques de la Renaissance, présente une meilleure définition que les caractères humanes.

L'élégance des garaldes en précise les grandes lignes : si de plus grandes finesses constituent leur ossature, certaines caractéristiques des humanes disparaissent avec les garaldes. Ainsi, en bas-de-casse, la barre oblique du « e » s'horizontalise et s'élève, le « a » gagne une larme ou une goutte, le « z » récupère une traverse pleine. En capitale, le « M » et le « A » perdent leurs empattements supérieurs.

La création des caractères garaldes, comme le Garamont de 1510 à 1530 et plus précisément leur production, furent motivées par la rénovation d'une typographie rustique humane. Ces nouveaux caractères devaient servir la volonté politique de transmission du savoir sous le règne de François 1er. Ils sont l'adaptation graphique parfaite pour la transcription de la langue française que les grammairiens, tel Robert Estienne, commencaient alors de régir.
De même, le Caslon, qui répond aux nécessités de transcription de la langue anglaise, est créé en Angleterre à la même époque.

Dans la famille des garaldes, on retrouve le Garamont et le Galliard.

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© AE, 2003