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L'Histoire du Cochin est à l'image du personnage dont il porte le nom, graveur, dessinateur de nombreuses vignettes et ornements : un itinéraire tranquille. Le Cochin tient son nom de Charles Nicolas Cochin
qui sembla inspirer Georges Auriol, son dessinateur, en 1914. En effet,
Nicolas Cochin fut l'un des principaux représentants de la gravure
en hachures.
Le Cochin de Georges Auriol est à distinguer d'autres caractères portant le même nom. Par exemple, la fonderie Peignot commercialisa un caractère Cochin en 1912 et un Nicolas Cochin en 1913. Il semble également qu'un caractère nommé Gravure, agrémenté d'une version éclairée, ait été produit par la fonderie Amsterdam en 1912.
Les garaldes tiennent leur nom de deux grands créateurs de caractères du XVIe siècle : le Français Garamont, et l'Italien Alde. Cette famille de caractères, typiques de la Renaissance, présente une meilleure définition que les caractères humanes. L'élégance des garaldes en précise les grandes lignes : si de plus grandes finesses constituent leur ossature, certaines caractéristiques des humanes disparaissent avec les garaldes. Ainsi, en bas-de-casse, la barre oblique du « e » s'horizontalise et s'élève, le « a » gagne une larme ou une goutte, le « z » récupère une traverse pleine. En capitale, le « M » et le « A » perdent leurs empattements supérieurs. La création des caractères garaldes,
comme le Garamont de 1510 à 1530 et plus précisément
leur production, furent motivées par la rénovation d'une
typographie rustique humane. Ces nouveaux caractères devaient servir
la volonté politique de transmission du savoir sous le règne
de François 1er. Ils sont l'adaptation graphique parfaite pour
la transcription de la langue française que les grammairiens, tel
Robert Estienne, commencaient alors de régir. Dans la famille des garaldes, on retrouve le Garamont et le Galliard. |
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