Galliard


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Galliard

Histoire : une création de Matthew Carter
Utilisation : un caractère typé
Famille de caractères : les garaldes

Matthew Carter fonde la Carter & Cone Type Inc. avec Cherie Cone, où sont conçus les alphabets Mantinia, Elephant, Sophia ainsi qu'une nouvelle version du Garamond : le Galliard.

Histoire : une création de Matthew Carter

C'est l'Anglais Matthew Carter, concepteur de polices qui fit son apprentissage de taille de types aux pays-Bas en 1956, qui dessina une nouvelle version du Garamond : le Galliard.

Après un cours passage comme conseiller typographe chez Crossfield Electronics, Carter parti aux Etats-Unis pour six ans chez Mergenthaler-Linotype à New York pour lequel il poursuivit ses activités dès son retour à Londres, en 1971.

Sa fonction de conseiller typographique à Her Majesty's Stationery Office lui valut en 1981 le titre de Royal Designer for Industry, décerné par la Royal Society of Arts.

La même année, il fonda la Bitstream Inc., la première société américaine indépendante de production de polices numériques, à Cambridge, Massachusetts, avec Mike Parker. C'est en en 1992 qu'il fonda la Carter & Cone Type Inc. avec Cherie Cone, où fut conçu le Galliard.

 

Utilisation : un caractère typé

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Le Galliard, fort bien dessiné, possède l'œil rond d'un romain, mais c'est surtout son italique qui présente des particularités très fortes. La marque du ductus y est très repérable et certaines courbes sont assez heurtées et serrées, ce qui en fait un caractère très typé. On peut sans problème utiliser le Galliard comme une fonte moderne de Garamond. Toutefois, le romain est plus rond et ouvert et l'italique est plus marqué. Le rythme de cette écriture est nerveux, presque haché.

L'opposition que l'on ressent entre le romain et l'italique fait que, selon la quantité de texte réparti entre romain et italique, l'atmosphère de l'imprimé peut varier totalement. Comme bien souvent, ce caractère utilisé en gras perd de sa lisibilité et de ses possibilités de caractère de texte au bénéfice d'un caractère d'avantage porté sur la visibilité. En cela, l'utilistation de l'italique gras est idéale.

 

Famille de caractères : les garaldes

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Les garaldes tiennent leur nom de deux grands créateurs de caractères du XVIe siècle : le Français Garamont, et l'Italien Alde. Cette famille de caractères, typiques de la Renaissance, présente une meilleure définition que les caractères humanes.

L'élégance des garaldes en précise les grandes lignes : si de plus grandes finesses constituent leur ossature, certaines caractéristiques des humanes disparaissent avec les garaldes. Ainsi, en bas - de - casse, la barre oblique du « e » s'horizontalise et s'élève, le « a » gagne une larme ou une goutte, le « z » récupère une traverse pleine. En capitale, le « M » et le « A » perdent leurs empattements supérieurs.

La création des caractères garaldes, comme le Garamont de 1510 à 1530 et plus précisément leur production, furent motivées par la rénovation d'une typographie rustique humane. Ces nouveaux caractères devaient servir la volonté politique de transmission du savoir sous le règne de François 1er. Ils sont l'adaptation graphique parfaite pour la transcription de la langue française que les grammairiens, tel Robert Estienne, commencaient alors de régir.
De même, le Caslon, qui répond aux nécessités de transcription de la langue anglaise, est créé en Angleterre à la même époque.

Dans la famille des garaldes, on retrouve le Garamont.

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