Garamond, police de caractères, extrait.
Garamond

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Garamond

Histoire : un caractère légendaire
Utilisation : élégance et lisibilité
Famille de caractères : les garaldes

Le Garamond est l'un des caractères les plus mythiques de la typographie. Abondamment copié et interprété depuis sa création vers 1532, il est disponible aujourd'hui en de nombreuses versions dont les différences trouvent leur explication dans un savoir - faire ancien, la gravure de poinçons typographiques.

Histoire : un caractère légendaire

Claude Garamond (1480-1560) concevait ses caractères d'après les dessins d'Alde Manuce. Le premier de ses spécimens fut fondu pour des livres imprimés à Paris autour de 1532. Une des versions du Garamond, peut - être la plus connue, est celle de Jean Jannon, gravée autour de 1615 et propriété actuelle de l'Imprimerie nationale.

Mais les dessins de Garamond ont servis de modèle à diverses autres fonderies dont Deberny & Peignot en 1912, puis 1928, American Typefounders en 1917, Lanston Monotype en 1921, Stempel en 1924, Mergenthaler Linotype en 1925, Nebiolo en 1956 (Aldo Novarese), Simoncini entre 1958 et 1961, Ludlow en 1930, et bien d'autres versions plus actuelles.

 

Utilisation : élégance et lisibilité

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Ce caractère, souvent copié et interprété, est toujours un des plus utilisés au monde grâce à son élégance et à sa lisibilité. Parmi les différentes versions, certaines sont mieux dessinées que d'autres et il appartient à chacun de se faire une idée de celui qu'il désire employer.
Il faut toujours avoir en mémoire que les graveurs d'autrefois réalisaient manuellement les poinçons de caractère et que la fonction première était de fournir un matériel d'impression destiné à alimenter des imprimeries qui attendaient ces types pour composer les textes. De plus, le graveur réalisait un poinçon différent pour chaque grosseur de caractère, ce qui implique des différences de forme à travers l'échelle des corps. Aujourd'hui, les dessinateurs qui redessinent un Garamond peuvent donc interpréter leur dessin à partir de formes très différentes les unes des autres, ce qui explique bien évidemment la multiplicité des typographies du Garamond que l'on trouve de nos jours sur le marché.

 

Famille de caractères : les garaldes

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Les garaldes tiennent leur nom de deux grands créateurs de caractères du XVIe siècle : le Français Garamont, et l'Italien Alde. Cette famille de caractères, typiques de la Renaissance, présente une meilleure définition que les caractères humanes.

L'élégance des garaldes en précise les grandes lignes : si de plus grandes finesses constituent leur ossature, certaines caractéristiques des humanes disparaissent avec les garaldes. Ainsi, en bas - de - casse, la barre oblique du « e » s'horizontalise et s'élève, le « a » gagne une larme ou une goutte, le « z » récupère une traverse pleine. En capitale, le « M » et le « A » perdent leurs empattements supérieurs.

La création des caractères garaldes, comme le Garamont de 1510 à 1530 et plus précisément leur production, furent motivées par la rénovation d'une typographie rustique humane. Ces nouveaux caractères devaient servir la volonté politique de transmission du savoir sous le règne de François 1er. Ils sont l'adaptation graphique parfaite pour la transcription de la langue française que les grammairiens, tel Robert Estienne, commencaient alors de régir.
De même, le Caslon, qui répond aux nécessités de transcription de la langue anglaise, est créé en Angleterre à la même époque.

Dans la famille des garaldes, on retrouve le Galliard.


Découvrez les origines du Garamont de l'Imprimerie nationale, dessiné par Jean Jannon au 17e siècle.

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