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de l'Imprimerie nationale |
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| Jaugeon présidait la commission du même nom qui mit au point le caractère du roi Louis XIV que Philippe Grandjean interpréta en typographie. Dans les années 1900, un caractère portant le nom de Jaugeon fut gravé d'après les études de la commission de 1692. C'est la version la plus fidèle des dessins de Jaugeon, bien que les graphismes du caractère s'en rapprochent plutôt qu'ils ne les reproduisent. | ||
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| Jaugeon présidait la commission du même nom qui mit au point le caractère du roi Louis XIV que Philippe Grandjean interpréta en typographie. Dans les années 1900, un caractère portant le nom de Jaugeon fut gravé d'après les études de la commission de 1692. C'est la version la plus fidèle des dessins de Jaugeon, bien que les graphismes du caractère s'en rapprochent plutôt qu'ils ne les reproduisent. | ||
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| En typographie, c'est la surface graphique de la lettre, que ce soit sur le poinçon, dans la matrice, sur le plomb ou même encore imprimée sur le papier. | ||
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Empattement Ou serif Terminaison du jambage, de la haste ou de la hampe d'une lettre. Il s'agit de l'épaisseur du trait qui se trouve à la base des caractères et qui varie en fonction du style de la lettre. Le typographe français a établi la classification des caractères d'après cet aspect. Les sans serif n'ont pas d'empattements (antiques, bâtons, etc.) tandis que les autres sont différenciés selon la forme de leurs empattements (égyptiennes, didots, elzévirs, etc.). |
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Lettres minuscules. Cette appellation vient du mot " casse " qui désigne le tiroir servant à ranger les caractères en plomb. La casse, divisée petits compartiments, comprend deux parties : une pour les capitales, une pour les minuscules. Elle est utilisée par les compositeurs qui la posent sur le rang. Ils installent le plus près d'eux la partie servant le plus fréquemment, contenant les minuscules, que l'on appelle donc les bas de casse. |
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Le Grandjean ou Romain du roi, dont 21 corps furent gravés entre 1693 et 1745, fut le seul employé à l'Imprimerie royale jusqu'en 1811. Profitant du projet de Colbert, une description des métiers, Jean Anisson, directeur de l'Imprimerie royale, décida de renouveler la typographie royale. Il participa pour cela à la Commission Jaugeon, chargée d'établir le dessin des lettres. Pour leur exécution, il fit appel à Philippe Grandjean, graveur et conservateur de la fonderie royale. Ce dernier s'adjoignit pour ce travail Jean Alexandre, son élève, qui lui succéda en 1723. Plus tard, Louis Luce, gendre d'Alexandre, compléta le Grandjean d'un corps 4, la Perle, et surtout d'un corps d'initiales de 120 points. Grandjean fit uvre originale en interprétant les dessins de la Commission avec beaucoup de bonheur pour l'harmonie de son caractère, consultant ses yeux, « juges souverains du goût », plutôt que les compas de Jaugeon et de ses associés qui avaient enfermé les caractères dans des carrés de 2304 petits carrés, pour les lettres capitales romaines, par exemple. Toutefois l'empreinte classique du modèle, comparable a celle de la colonnade du Louvre ou plus justement du château de Versailles, fut respectée.
Par rapport au Garamont, le Grandjean apparaît
comme réglé, avec ses empattements
plus fins, presque sans transition avec les verticales qu'ils arrêtent.
Cette famille ne comporte presque exclusivement que le caractère Romain du roi ou Grandjean. À la commande de Louis XIV et dans l'atmosphère de l'esprit moderne qui préside aux grandes disciplines du XVIIe siècle, un nouveau caractère susceptible de remplacer le Garamont, dont la création remonte au règne de François 1er, fut créé pour répondre aux nouveaux besoins de perfection des imprimeurs face à la qualité des ouvrages produits à l'étranger, notamment dans les pays du Nord de l'Europe. L'absolue beauté du Romain du roi se devait de surpasser la qualité des productions hollandaises de l'Imprimerie Plantin à Anvers et de rayonner sur toute l'Europe, à l'instar de son mentor. Ce défi fut confié au graveur Philippe Grandjean qui s'inspira de l'étude imposée de l'Abbé Jaugeon dont les travaux, concrétisés par des dessins, ne furent pas précisément suivis. Cependant, Grandjean s'y référa fortement pour graver vingt et un corps complets de caractères et trente - quatre corps d'initiales. À l'image de l'architecture du palais de Versailles, les travaux de Jaugeon font apparaître une grande rigueur dans la construction de chaque signe : la lettre d'imprimerie, jusque - là construite sur des fondements manuscrits et calligraphiques, se trouve précisément dessinée avec règle et compas dans des carrés divisés en 2304 carrés. Emprisonnée de la sorte dans une cage plus que contraignante, la lettre semble refléter les exigences d'un règne codifié à l'extrême : le Romain du roi répond à près d'un siècle d'absolutisme. Heureusement, les travaux de gravure de Grandjean adaptent intelligemment ces règles nouvelles parfois impossible à respecter sans outrager celles, fondamentales, de l'il et de l'équilibre des formes, de sorte que ce caractère si marquant de son époque constitue la référence d'une bonne part de la typographie moderne : les Baskerville, Didot, et autres Bodoni lui doivent beaucoup.
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