Peignot, police de caractères, extrait.

Peignot


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Peignot

Histoire : caractère de fondeurs
Utilisation : mélange de capitales et de bas de casse
Famille de caractères : les linéales

On ne peut évoquer le Peignot sans faire référence à la fonderie Deberny & Peignot, l'une des entreprises de caractères les plus renommée de France qui compta notamment dans ses rangs le concepteur de caractères Adrian Frutiger.

Histoire : caractère de fondeurs

Le Peignot fut créé par Cassandre (Adolphe Mouron) en 1930 pour la fonderie Deberny & Peignot, en référence à cette longue lignée de fondeurs éteinte avec Charles Peignot.
Ce dernier, né en 1897, en fut le directeur artistique de 1923 à 1939 à la suite de la fusion avec la société Girard & Cie, qui détenait les matrices de la société Deberny, puis le directeur général de 1939 à 1972, date de la fermeture de cette entreprise qui avait auparavant absorbé de nombreux concurrents.

Charles Peignot travaillait avec Cassandre et produisit le Bifur en 1928, l'Acier noir en 1936, et le Peignot la même année. En 1952, Peignot fit entrer Adrian Frutiger dans l'entreprise, comme concepteur de polices et directeur artistique. Une année plus tard, il remit à l'université de Cambridge les matrices du Baskerville dont Deberny & Peignot étaient propriétaires depuis 1929.
La cessation d'activité de cette fonderie française de renommée peut s'expliquer par les investissements lourds que l'entreprise engagea dans le développement de la photocomposition en 1954, notamment en achetant les droits pour produire des machines à photocomposer Lumitype. Des fourvoiements financiers mirent un terme définitif à cette entreprise en 1972.

 

Utilisation : mélange de capitales et de bas de casse

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Le Peignot présente un mélange de lettres capitales et de lettres bas-de-casse qui en fait une de ses originalités. L'utilisation la plus spectaculaire et souvent la moins connue est l'inscription d'un texte de Paul Valéry aux frontons des bâtiments du Trocadéro à Paris.
Le caractère Peignot est plus particulièrement utilisé pour le titrage et présente en outre une connotation historique évidente.
Les textes réalisés en Peignot sont généralement des textes courts : ce caractère n'est guère lisible dans les petits corps.

 

Famille de caractères : les linéales

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Les caractères de cette famille semblent être les plus simples à dessiner, en réalité il n'en est rien. S'ils laissent apparaître, la plupart du temps, une graisse uniforme, verticalement ou horizontalement, les dessinateurs qui ont procédé à sa mise au point ont en réalité opéré une modification de l'épaisseur des pleins et des déliés afin qu'optiquement ceux-ci semblent égaux et qu'ils s'harmonisent en un dessin équilibré.

Dès l'antiquité grecque, puis romaine, la gravure lapidaire fit appel à cette catégorie de lettres en capitales. Au XIXe siècle, le développement de la lithographie en augmenta l'utilisation par la facilité des affichistes à dessiner des caractères qu'ils croyaient simples.

Au début des années 1920, les travaux des artistes du Bauhaus bannirent tout esthétisme et tendirent vers le fonctionnalisme, mélangeant architecture et typographie qu'ils traitèrent de la même manière en adoptant des modèles qui leur semblaient dénués de caractéristiques culturelles.
Un complément bas-de-casse fut apporté aux capitales qui poursuivit ce but unique de créer une typographie universelle, propre à remplir toutes les fonctions. Le choix de l'adoption de ce caractère semblait alors dicté par des désirs de mondialisation culturelle.

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