Vendôme, police de caractères, extrait.

Vendôme


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Vendôme

Histoire : la fonderie Olive
Utilisation : un équilibre qui favorise la lisibilité
Famille de caractères : les garaldes

Le Vendôme est une création de Roger Excoffon et de François Ganeau, scénographe qui réalisa notamment dans les années 1970 des scénographies pour le festival de théâtre d'Aix-en-Provence, pour la Scala de Milan, la Comédie Française et l'Opéra de Paris.

Histoire : la fonderie Olive

Le Vendôme est un caractère créé à la fonderie Olive à Marseille (1951-1954). On retrouve l'« esprit français » dans ces caractères de l'après - guerre. Ganeau, né en 1912 à Paris, était peintre, sculpteur, graphiste, scénographe, et concepteur de polices et c'était surtout l'ami de Maurice Olive, le propriétaire de la fonderie Olive à Marseille. C'est d'une collaboration avec Roger Excoffon entre 1951 et 1954 que naquit le Vendôme.

 

Utilisation : un équilibre qui favorise la lisibilité

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Caractère très bien dessiné, avec des empattements longs, très marqués, le Vendôme est bien équilibré dans son architecture et possède une italique dans le même esprit d'équilibre.
Les différentes versions, grasses, étroites, etc., demeurent lisibles malgré leurs distorsion structurelles.


Famille de caractères : les garaldes

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Les garaldes tiennent leur nom de deux grands créateurs de caractères du XVIe siècle : le Français Garamont, et l'Italien Alde. Cette famille de caractères, typiques de la Renaissance, présente une meilleure définition que les caractères humanes.

L'élégance des garaldes en précise les grandes lignes : si de plus grandes finesses constituent leur ossature, certaines caractéristiques des humanes disparaissent avec les garaldes. Ainsi, en bas - de - casse, la barre oblique du « e » s'horizontalise et s'élève, le « a » gagne une larme ou une goutte, le « z » récupère une traverse pleine. En capitale, le « M » et le « A » perdent leurs empattements supérieurs.

La création des caractères garaldes, comme le Garamont de 1510 à 1530 et plus précisément leur production, furent motivées par la rénovation d'une typographie rustique humane. Ces nouveaux caractères devaient servir la volonté politique de transmission du savoir sous le règne de François 1er. Ils sont l'adaptation graphique parfaite pour la transcription de la langue française que les grammairiens, tel Robert Estienne, commencaient alors de régir.
De même, le Caslon, qui répond aux nécessités de transcription de la langue anglaise, est créé en Angleterre à la même époque.

Dans la famille des garaldes, on retrouve le Garamont et le Galliard.

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© AE, 2003